Enduropale du Touquet 2019 de Jérémy

La moto une fois présentée au contrôle technique, je la protège pour qu’elle puisse passer la nuit dehors. Il fait seulement deux degrés et le temps est très humide, il avait neigé le vendredi.

Numéro 482, un numéro qui me permet de me situer dans la première vague de 600 pilotes. Après un bon échauffement je me prépare a rentrer dans le parc fermé pour récupérer ma moto et m’avancer dans le cortège. mais à ce moment la, ma moto refuse de démarrer. Je trouve une personne qui me prête un booster de batterie, et ma moto démarre enfin ! une grosse frayeur dont je me serai bien passé… je suis à la fin du cortège de la première vague, donc en dernière ligne sur la ligne droite de départ.

Le départ est donné à 14h pile, j’accélère je monte tout les rapports, vitesse de pointe 140 km/h. Je fais un bon premier tour ou je rattrape beaucoup de monde. Jusqu’à ce que j’arrive à la « fosse », une descente de 6 m. Je chute à cause d’un pilote tombé devant moi que je ne peux éviter, un autre pilote derrière moi se bloque dans ma moto. Je met du temps à repartir et perds de précieuses places, mais le pire reste à venir… Sans m’en rendre compte je venais de créer le bouchon le plus important de la course. lorsque je me retrouve à cet endroit je me retrouve bloqué dans le bouchon, j’évite de faire chauffer ma moto. à la sortie du bouchon j’avais perdu un peu de liquide de refroidissement mais j’étais enfin sortie de ce bouchon. le troisième tour sera marqué par deux belles chutes. la première à la réception d’un saut j’atterri sur un attardé. je vais bien la moto aussi, mais lui un peu moins… proche du patio d’arrivé un attardé rentre sur la piste sans me voir arriver et je le percute. je tords le cale pied de ma moto en tapant son tube de fourche… il est l’heur du premier ravitaillement.

Le regard loin pour éviter les attardés

le premier ravitaillement a été très rapide, la piste commence à se défoncer. je boucle de nouveau 3 tours avec des péripéties, entre autre, un top pilote me fais tomber en tapant ma roue avant, encore des chutes avec des retardataires me font perdre du temps. Je rentre faire mon second ravitaillement avec un bouchon en entrée de stand…

Enorme virage à Stella pour la fin de la ligne droite

Je sors de mon second ravitaillement et je subit un coup de mou pendant un tour, j’arrive à retrouver des forces dans le second tour. Dans la ligne droite du second tour un pilote me percute, j’arrive à perdre de la vitesse avant ma chute. Le guidon est tordu, l’ouïe de radiateur droite arrachée et la plaque de numéro déboîtée. je repars pour finir ce tour et rentrer au stand pour faire mon troisième et dernier ravitaillement. un ravitaillement plus long que prévue car il y a eu un peu de mécanique à faire.

un sable parfait !

Je pars pour mes derniers tours, l’avant dernier tour se passe bien avec une bonne vitesse, j’ai du effectuer tout le dernier tour sans embrayage, une passe d’arme avec un concurrent jusqu’à la ligne d’arrivé me permet de finir la course en beauté, je me suis beaucoup amusé sur ce dernier tour. La moto s’est mise à chauffer après la ligne d’arriver, je m’arrête vite et attend que la moto refroidisse avant de rentrer dans les stands pour tout ranger. je fini 221 sur 1200 participants avec 10 tours bouclés, Le gagnant en a fait 15 ! Je suis à une vingtaine de place de mon objectif mais trop de fait de course m’ont empêcher de l’atteindre. après 1h30 de bouchon pour sortir du Touquet et 8h de route pour rentrer en ardèche, j’ai ramené un cadeau du nord ! la grippe…

Une ligne droite sans chicane cette année !

Un grand merci à Maxime et mes parents qui m’ont fait une assistance sans faille !

Merci à tous mes partenaires, si je peux vivre ces moments de passion c’est grâce à vous, alors un grand merci !

Retour dans la terre et place à l’entrainement pour la saison d’enduro !

Résumé détaillé Enduropale du Touquet 2018

Au bout de 8h de route nous arrivons au Touquet. Surprise, nous sommes accueillis par le soleil !

Samedi matin : nous passons les contrôles administratifs et techniques. Quelle organisation !

La moto est au parc fermé, je la couvre pour la protéger au maximum contre l’humidité afin qu’elle ne souffre pas trop de cette nuit dans le froid du grand nord.

Dimanche matin : réveil difficile. Nous prenons la direction du parc de ravitaillement pour installer mes affaires qui me seront nécessaires pour le bon déroulement de cette course.

A 11h, je commence à me préparer physiquement et moralement, direction le parc fermé pour récupérer la moto.

Vers 12h30, je n’ai jamais vue un tel engouement pour une course de moto ! Je remonte le parc fermé, porte des numéros 1100. L’attente de l’ouverture des grilles est longue, les secondes sont des minutes et les minutes des heures !

A 12h30 ouverture des grilles. Je récupère vite ma moto et cours tout en essayant de la démarrer. Elle démarre, je saute dessus et enclenche la première et me rapproche au plus près du 4×4 d’ouverture de course. Une fois le briefing et une demande en mariage d’un pilote amateur terminés, nous prenons la direction de la plage. Ici la guerre commence, il faut être très malin pour grappiller la moindre place ! Je me débrouille bien et remonte vers les numéros 800. Une fois sur la grille je m’installe, je suis en seconde ligne.

Lorsque la première vague s’élance, puis le panneau 5 sec, le moment où la corde se détache, GAZ en grand ! Mon petit 250/4 temps donne tout ! 145 km/h sur la ligne droite de la plage ! Arrivé a Stella les choses se compliquent, à la réception d’un saut j’atterri sur la moto d’un autre concurrent, je me transforme en autruche, la tête en premier dans le sable, mon système de roll of (film sur le masque permettant de nettoyer l’écran du masque) est cassé. Le temps d’extirper ma moto de celle de l’autre concurrent, le masque est plein de buée, je continue en ne voyant pas grand-chose, cela entraine de nombreuses chutes.

Premier ravitaillement, mes mécanos mettent de l’essence, soufflent les radiateurs. Je change de masque, remonte sur la moto et repart à la guerre ! Au moment où j’attaque la ligne droite, de l’air passe entre mon masque et le film du système de roll of. Le rouleau de film neuf se déroule et rend le système roll of obsolète. Je traine ce rouleau comme une étoile filante avec sa nuée ardente. Arrivé à la fin de la ligne droite, j’attaque les vagues mais au moment de redescendre, le film plastique du roll of que je traine s’accroche dans ma roue arrière et me fait tourner la tête d’un coup sec, ce qui entraine à nouveau une grosse chute. Je me retrouve sans visibilité. Je décide de faire un passage au stand pour changer de masque. Mais le sort s’acharne sur moi, sortie des stands un bouchon s’est formé. Je double comme je peux, de la buée commence à apparaitre. Je fais deux tours avec une mauvaise visibilité. J’étais aux alentours de la 600ème place.

A ce moment-là je me demande ce que je fais ici ! Je ne prends aucun plaisir à rouler !

Je passe aux stands pour mon dernier ravitaillement, mon assistance a réparé mon premier masque qui était équipé de système de roll of. J’effectue la fin de course avec enfin une prise de plaisir immense (c’est quand même mieux quand on voit enfin où on va…)  Je parviens à remonter et finir cette course à la 469ème place, et 83ème sur 221 en catégorie CFS-3.

Une fois la moto lavée et badigeonnée de WD40 pour éviter que le sel ne l’attaque nous prenons la route pour un retour en Ardèche prévu vers 5h du matin…

Un grand merci à Patrick Lacroze, mes parents et la famille Bonnet pour cette aide tout le long du week end.

Merci à mes partenaires pour leurs soutiens. Vous me permettez de vivre ma passion.

Maintenant place aux entraînements pour le championnat de France d’Enduro 2018 !

Endurance 4h de Visan 2017

Beaucoup de vent et de poussiere tout au long de la journée. Romain a pris son premier départ ! Une chute après le départ (qui se ressemble s’assemble…) nous fais perdre des places. Nous nous lançons dans une longue remontée sur un terrain piègeux et défoncés ! Nous faisions des relais de 4 à 5 tours. Ce qui représente 1h à 1h10 de moto sans s’arrêter ! Une bonne course pour clôturer la saison, avec 9 binômes du Motoclub Saint Marcellois l’ambiance etait bonne ! Le but de cette course était de permettre aux pilotes du motoclub non habitué aux courses de participer à une compétition.  Nous finissons à la 38/88 place aux scratch (toutes catégories confondues) et 9/30 en team hétérogène. Merci à Light catcher photographe pour les belles photos !